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Accueil > Histoire et Patrimoine > Mémoire & Histoire locale > La Grande Guerre > Les lettres de Félix Bourbon

22 décembre 1914
Mis en ligne le 26 novembre 2009 par
Dernière mise à jour le 13 septembre 2009
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Ma chère Eugénie

Je viens de recevoir ta lettre qui m’a fait comme toujours grand plaisir. Je viens de boire un verre avec Guinet et Bertrand qui se portent tous les deux très bien. Il y a longtemps que je n’ai pas vu Comte et Cathelin. Ils sont certainement très bien portants, Comte est cuisinier. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir une quinzaine, n’ayant pas été ensemble. Depuis quinze jours nous cantonnons ensemble, mais la ville n’étant pas éclairée, on ne va guère se voir, à moins que l’on sache où l’on est. Ces jours ci nous nous sommes retrouvés, Guinet, Bertrand, Bellemin, Séraphin qui est au 54° d’artillerie.

Tous ceux du pays, Guinet, Bertrand, Comte, Séraphin et Bellemin sont certainement tous bien portants que je les aie vu ou pas. Ma compagnie seulement s’est fait bombarder dimanche dernier. Je t’assure que les marmites tombaient, mais nous n’avons même pas eu un blessé. Comme toujours je me suis tellement fais de la bile que j’ai fumé tout tranquillement ma pipe. Si je dois tomber, je ne tomberai pas sans elle ! Je m’incline bien respectueusement devant les nouveaux tombés, mon ami Despenex et Girerd.

Je viens de recevoir une carte de mon parrain. Ma pauvre Alice est allée au Tremblay pour lui porter du linge, mais il était partit. Elle me dit qu’elle a du faire un chemin du diable sous une pluie battante et ramener son colis. Elle en était désolée. A part cela, elle va bien. Elle a abandonné mon petit fourbi. Si tu savais ce que cela m’a fait de la peine. Ma santé est toujours excellente. Mes camarades envoient à tous bien le bonjour. N’oublie pas le père Taté pour moi. Ton beau frère qui t’embrasse bien fort ainsi que tes deux gosses.

Je vais écrire à Joseph. Je vais essayer de lui remonter le moral.

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