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La place
Mis en ligne le 6 avril 2008 par
Dernière mise à jour le 20 août 2008

 1889, l’affaire du champ de foire

C’est par une délibération du 17 février 1889 que le conseil municipal se décide à agrandir le champ de foire. La place actuelle ainsi que le jeu de boule ne sont alors qu’une seule et même parcelle cotée sous le n° 567 de la mappe sarde encore en vigueur à cette époque. L’ancienne place publique était située sur le côté nord de cette parcelle et donc – indépendamment de sa relative l’exiguïté – complètement décentrée par rapport à la mairie et à l’église.

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La propriété de cette parcelle va être une cause de litige et de procès entre la commune et le curé d’Ayn. Connue sous le nom de « bénéfice cure », ce terrain était à la disposition du marguillier de la commune avant le concordat et l’arrivée en 1803 d’un curé en titre à Ayn. Son origine est assez obscure. Il semble qu’elle résulterait d’un échange suite à un empiètement sur un terrain communal. Pour conserver cet empiètement à la Tardivière, la personne qui empiétait avait relaché verbalement à la commune le terrain mappé sous le numéro 567 et appelé « bénéfice cure ». un texte de 1867 le stipule tout en précisant qu’aucun titre n’est en possession de quiconque et que la personne en question paye encore les contributions sur le fameux terrain.

Cependant nous possédons aussi un document de 1866 concernant un premier échange de terrain entre la commune et la fabrique. Il ne paraît pas qu’il ait abouti, sans que l’on en sache les raisons.

Malgré la complexité de l’affaire, la commune forte de son bon droit, exige du curé qu’il abandonne l’usage du terrain qu’il occupe a titre gracieux. C’était sans compter sur la pugnacité et le caractère affirmé du desservant de l’époque, le curé Durochat. De plus, le projet de la nouvelle église traîne en longueur, ce qui ne facilite certainement pas les choses : « que l’on hâte la décision de la construction de l’église si impatiemment attendue et l’on verra que monsieur le curé et le conseil de fabrique seront conciliants et généreux pour la concession du terrain pour l’emplacement de l’église ».

L’affaire finit par s’envenimer et les parties se retrouvent devant le tribunal qui rend sa décision le 13 mai 1891. Elle est favorable à la fabrique. La commune se trouve donc déboutée, mais ce jugement présente l’avantage de clarifier la situation. Le maire, poursuivant son but, lance une demande d’expropriation pour cause d’utilité publique dès le mois d’août de la même année. L’expropriation est effective au 8 juin 1892. Cependant le révérend Durochat fait traîner les choses et demande la réunion d’un jury pour fixer l’indemnité d’expropriation. Celui-ci se réunit le 17 décembre suivant et l’affaire se termine le 12 février 1893.

Le terrain était plus haut qu’il ne l’est actuellement, d’où sans doute son appellation « au Mollard » typique des lieux en relief. Il a été raboté pour combler la cour des écoles. Pendant longtemps, la place a été entourée d’une clôture en dalles plates posées verticalement. Elles ont été déposées dans la fin des années 1950 lors de la pose d’un premier revêtement goudronné. La place a été refaite en 2004-2005, telle qu’elle se trouve actuellement.

 SOURCES :

Archives Départementales de la Savoie, 2 O 519, 43 F 432

Archives municipales d’Ayn