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Accueil > Histoire et Patrimoine > Mémoire & Histoire locale > La Grande Guerre > Les lettres d’Antoine Pichon

14 novembre 1914
Mis en ligne le 4 novembre 2010 par
Dernière mise à jour le 4 novembre 2010

Léger le 14-11-1914

Ma chère sœur

Je viens en quelques lignes te donner mon état de santé qui est très bon maintenant. Je n’ai eu aucune blessure, ce n’était simplement qu’un étourdissement provoqué par l’explosion d’un obus. Je compte partir de l’hôpital jeudi prochain 19 pour le dépôt. Irais-je en convalescence ? Je n’en suis pas sûr.

J’ai eu des nouvelles d’Augustine hier. Elle me dit que Tony est parti sur le front le 12. Il paraît que l’oncle Paul y est aussi, c’est bien malheureux. Le temps me dure bien d’avoir de tes nouvelles. J’en ai pas reçu de toi depuis Lyon. Je suis resté deux mois sans en recevoir aucune. Voilà deux fois que je passe aux portes de Paris sans pouvoir aller te voir. Comme on ne sait jamais ni l’heure ni l’endroit où l’on passe je ne peux jamais te l’écrire d’avance non plus. Enfin, que veux-tu, c’est la guerre et il faut espérer que ça changera bientôt.

J’espère que les parents vont bien et toi de même. A tu eu des nouvelles de François ? Moi j’en ai pas eu. Tu me diras ça. Je ne vois pas autre chose à te dire pour le moment.

En attendant de tes nouvelles avec impatience, je t’embrasse bien fort.

Ton frère qui t’aime, Pichon Jules

A l’hôpital militaire, Léger, Loire Inférieure.

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